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Dhia Azzaoui C'est d'abord l'archéologie qui a attiré cet Irakien, né à Bagdad en 1939. Aussitôt diplômé dans cette discipline (1962), il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-arts. En 1965, ont lieu à Bagdad ses premières expositions et, dès lors, il participe à de nombreuses manifestations artistiques dans le monde. En 1976, il s'installe à Londres où il vit et travaille jusqu'à ce jour. Son parcours artistique se caractérise par un mouvement permanent entre l'unité et la multiplicité. Unité des références artistiques : le patrimoine de la Mésopotamie, le legs de la civilisation arabo-islamique, et l'art moderne universel. Multiplicité des voies et supports : peinture, tapisserie, céramique, volumes, affiches, lithographies, oeuvres de bibliophilie. La profusion n'est pas toujours signe de dispersion. Dhia Azzawi a su ainsi forger son style, reconnaissable à travers une reformulation du cubisme, un talent chromatique élevé et une audace dynamique des formes qui le positionnent pleinement dans la peinture contemporaine. Son travail de gravure sur les Mille et Une Nuits, refusant l'illustration anecdotique des contes, a constitué une nouvelle expérience de cet artiste ouvert à toutes les aventures créatives. |
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Publications
Le livre de l'amour
texte de Mohamed Bennis
peinture de Dhia Azzaoui
25 exemplaires de tête rehaussés d'un frontispice peint par Dhia Azzaoui 2008
.Ainsi s'achève Le livre de l'amour, recueil d'inspiration contemporaine en terre de poésie arabo-maghrébine. Mohammed Bennis, dans une langue très pure et en se référant aux grands classiques de l'Andalus, y célèbre l'amour dyonisaque d'une façon que n'auraient désavouée ni Artaud, ni Bataille...
"Le livre de l'amour, qui célèbre Ibn Hazm et son Collier, est fait d'un croisement de textes où nombre de matériaux sont mis en perspective pour nourrir une fiction poétique qui révèle au plus près la vérité de l'amour en tant qu'expérience personnelle nourrie de tant d'identificatrions. C'est la façon qu'a le poète de rappeler l'exigence et l'intensité de la liberté amoureuse vécue dans le labyrinthe de l'émotion, du sentiment, de la sensation, au risque de la folie ou de la mise à mort, de soi, comme de l'autre. Le retour à Cordoue, les identifications que révèle Ibn Hazm ne sont qu'un rappel de ce que le sens commun a oublié en ces temps de soupçon qui veulent imposer une moralité de convenance, inconnue de nos siècles antérieurs et contre laquelle nos corps et nos coeurs se rebellent tout entiers. Le poète reprend la tradition arabe de l'amour, non seulement pour en confirmer les possibles, mais aussi pour en dénoncer les limites, celles-là même dont les timorés continuent à être les gardiens. Car enfin, le poète affirme que le principe de prudence ne peut gouverner l'Amour. C'est à l'excès, à la démesure qu'Eros nous convie. Une écriture destinée à empêcher la défiguration des valeurs de notre temps et à projeter le corps hors toute forme d'économie vers cet épuisement où il se reconstitue. "
(diffusion Art Point France)

