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Sergio Alvarez Frugoni site personnel : http://alvarezfrugoni.com/
Sergio Alvarez Frugoni est né à Taracuarembo (Uruguay) en 1947. En 1961 il poursuit des études aux Beaux Art de Montevideo, puis devient professeur de dessin au Lycée Nuestra Señora Del Huerto. Partageant sa vie entre Montevideo et Buenos Aires de 73 à 74, c’est à l’âge de 27 ans qu’il se consacre entièrement à la peinture. Ce début est marqué par un départ pour le Venezuela, invité par la galerie Marcos Castillo de Caracas. Il en résulte, à la fin de cette année, une relation conflictuelle entre l’artiste et l’aspect mercantile que revêt l’art. Relation qui perdure encore aujourd’hui et qui influencera les deux années qui suivent pendant lesquelles il se retire volontairement sur la côte Caribéenne , isolé dans un univers sauvage et authentique . Son œuvre sera dès lors très fortement imprégnée esthétiquement par cette retraite dans la culture contrastée du paradis Caribéen et du « Cono Sur » , créant un dialogue entre l’art et la vie, et donnant naissance à une série de peintures intitulées : ì « Conversar con el paraïso ». C’est en 1982 qu’Alvarez Frugoni entreprend de nouveaux voyages hors de l’Amérique Latine, en Suisse, en Italie et en Espagne. Cette ouverture vers d’autres horizons, et cette recherche de nouveaux lieux d’exposition alors qu’il réside à Barcelone, puis à Aarau en Suisse, font de lui un peintre reconnu en Europe, avec l’obtention, notamment, en 1983, du prix de la Biennale d’Art Contemporain Scandicci de Florence . Il exposera par la suite dans de nombreuses autres expositions individuelles et collectives (Berne, Genève, Paris, Barcelone, Rome, Sofia, Tokyo...). Son œuvre est représentée non seulement dans des collections privées en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, et en Europe, mais aussi dans des collections de Musées d’Art Contemporain (Scandicci à Florence, Francisco Narvaez au Venezuela), de Fondations (Aterrana, Lichtenstein) et de grandes banques Suisses. Au début des années 90, il entreprend de nouveaux voyages en Amérique Latine pour finalement s’y installer et y travailler, navigant toutefois entre le Brésil, l’Uruguay et la Suisse. Enfin, en 1997, il choisit de repartir pour l’Europe, en lisant cette fois-ci Majorque et surtout Alaro, où se trouve aujourd’hui encore son atelier. Ce choix n’est pas un hasard : la lumière, élément fondamental, mais aussi une réunion d’autres éléments propices à la création l’ont décidé à s’y installer. Alvarez Frugoni a été séduit par le style de vie que propose l’Ile, sa richesse dans sa diversité humaine, culturelle et intellectuelle, sa proximité avec les grandes capitales artistiques, tout en étant un petit monde à part, une bulle dans cette Europe tourbillonnante, produisant une énergie positive et vitale sans monotonie. Quand Alvarez Frugoni compose, c’est au fond de lui-même que son regard se pose. Tout comme l’artiste et sa vie, l’œuvre est riche, pleine, dense. Elle symbolise les méandres de son parcours, le chaos de ses pensées, la profondeur de son âme, le relief de ses fantasmes. Son rapport avec la couleur est physique, il la fait vivre, exploser, utilise ses contrastes, il joue avec, la domine. Elle se fait douce et soudain violente, chaleureuse, accueillante puis terriblement froide et ténébreuse. Elle est omniprésente, envahissante, à la fois secrète et impudique, elle obsède, ravi, étonne. Dans cette couleur, les figures prennent forme subtilement. Elles sont un appel au voyage. Un voyage dans le temps, un voyage dans l’espace, un voyage dans l’esprit et dans les symboles, un voyage dans l’abstrait et dans le concret, un voyage dans l’infiniment grand et dans l’infiniment petit. Elles sont ces formes vivantes qui veulent nous rappeler ce que nous sommes vraiment : animaux sophistiqués pleins de rêves et d’expériences, torturés par nos peurs, dirigés par nos Èmotions, tiraillés par nos sentiments, baladés entre le plein et le vide, marqués par le passé, absorbés par le présent et angoissés par l’avenir. Il y a les figures que l’on découvre tout de suite, s’affichant sans ambigüité, attirant immédiatement notre regard comme pour établir un premier contact. Puis il y a celles que l’on découvre après, car elles sont parfois minuscules, frêles et cachées, ou au contraire si grandes qu’on ne peut les voir toutes entières. Jamais là par hasard, peuplant un univers fantasmagorique, ces figurent nous parlent à chacun, en tête à tête. Creatures terrestres ou sous-marines du monde animal, hommes ou femmes, nus ou vêtus, objets et sujets de nos vies : bateaux, pianos, marelles, ces figures changent de visage, font évoluer notre regard, ouvrent des champs de réflexion, nous interpellent et ne nous laissent pas indifférents. Alvarez Frugoni utilise principalement de l’acrylique sur toile, il a aussi réalisé des fresques murales et des sculptures.
Atelier
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